aleksander-lobanov

réflexions sur les oeuvres de Lobanov

par Dominique de Miscault

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La FOLIE fait peur a toujours fait peur et aujourd’hui encore mais aujourd’hui pour ceux qui n’en sont pas proches ELLE RAPPORTE ! C’est comme la bombe atomique ! Une nouvelle stratégie pour les pilleurs qui drainent tout et tous dans leurs filets. La dernière exposition qui s’est ouverte le 17 à la Maison de Victor Hugo : LA FOLIE EN TËTE AUX RACINES DE L’ART BRUT 16 novembre 2017 - 18 mars 2018

Mais que de confusions et que de décalages entre de vrais soignants qui ont consacré leur vie à penser et soigner les plus pauvres d’entre les pauvres, comme en témoignent ces quatre corpus et les pillards qui se jettent sur une œuvre comme celle de Lobanov (puis qu’ici il s’agit de son site, sans respect ni des personnes et de l’HISTOIRE des pays dans lesquelles elles ont été produites. Je continue à accuser cet entrisme systématique de certains depuis plus de 20 ans, dont personne n’avaient besoin pour reconnaitre la valeur d’une œuvre comme celle de Wolfli, Aloïse ou Lobanov. PLUS DE SÉRIEUX, de discernement et d’honnêteté intellectuelle et de respect élémentaire des plus pauvres sont plus que jamais nécessaires. La Folie n’est pas à glorifier, elle détruit et ne construit rien. Si l’approche de la "folie" a évolué, le grand public, par méconnaissance marginalise encore les familles de psychotique comme celles des psychotiques ou autres marginaux... Mais surtout les moyens de taire la "folie" font flores depuis 1940 mais surtout 60 dans les hôpitaux. Il n’en demeure pas moins que si on meurt moins des actes de violence qu’entraine la folie , le problème reste entier. ET l’art-thérapie n’a jamais fait des artistes et les travaux produits des œuvres artistiques au sens réel des termes. Tout est à repenser MAIS avec des gens honnêtes pas avec des titres et de l’argent qui vient de je ne sais où ! IL Y A TANT À DIRE et à faire ! DdM le 19 novembre 1917

Comme pour Entrée des médiums, en 2012, en s’ancrant dans la vie de Victor Hugo – la folie qui frappe son frère Eugène et sa fille Adèle –, l’exposition propose d’explorer la constitution d’un nouveau territoire de l’art. C’est l’occasion de présenter des collections d’œuvres d’internés constitués au cours du XIXe siècle par 4 psychiatres qui ont récupéré souvent en cachette, les œuvres des internés qu’ils suscitent parfois à des fins « d’art-thérapie ». Ils en seront les premiers collectionneurs, les premiers « critiques », leur souci de diagnostic et d’étude s’ouvrent sur la conscience. Refusant l’imagerie de la folie et sa mise en spectacle des troubles mentaux, l’exposition entend ne montrer que l’œuvre des malades et leur rendre hommage, en tant qu’artistes, comme elle rend aussi hommage aux psychiatres. Le parcours de visite, organisé de façon chronologique à travers quatre grandes collections européennes, met en lumière les œuvres les plus anciennes et peu ou pas vues en France.

Collection Prinzhorn Commencée dès la fin du XIXe siècle à l’hôpital psychiatrique de l’Université de Heidelberg cette collection est devenue mythique par le livre publié à partir de son étude, en 1922, par Hans Prinzhorn (1886-1933), Expressions de la Folie, qui eut une grande influence sur les artistes d’avant-garde. C’est aussi dans cette collection que les nazis ont puisé les œuvres incluses dans l’exposition d’art dégénéré en 1937.

Collection du Dr Browne Fondé à Dumfries, en Écosse, en 1838, le Crichton Royal Hospital fut une institution pionnière en matière d’art thérapie. William A. F. Browne (1805-1885) y a réuni de 1838 à 1857 une importante collection des productions des patients, aujourd’hui conservée par les archives de Dumfries et du Galloway. Collection du Dr Auguste Marie Très tôt, Auguste Marie (1865-1934) porta attention aux travaux des malades, encourageant à la fois leur créativité et l’activité même de collection, en particularité lorsqu’il fut en poste à Villejuif, où il est nommé en 1900. Sa collection fut dispersée, mais une partie essentielle fut acquise par Jean Dubuffet et se trouve aujourd’hui à la Collection de l’Art Brut à Lausanne. Collection Walter Morgenthaler Conservée au Psychiatrie-Museum de Berne, cette collection est issue de l’asile de la Waldau (die Bernische kantonale Irrenanstalt Waldau), rendu célèbre par la présence de personnalité comme Robert Walser et surtout Adolf Wölfli reconnu comme une figure tutélaire de l’Art Brut. Le Dr Walter Morgenthaler (1882-1965) dirigea l’institution de 1913 à 1920.

De plus en plus d’œuvres dites de Lobanov envahissent et font office d’appât ! Qu’en est-il ? Dès le début des années 2000, un plan fut mis au point en Russie même pour orchestrer les "ventes". Les œuvres furent analysées chimiquement à Yaroslavl même. Une collusion avec le musée de l’outsider art de Moscou fut savamment élaborée et répercutée dans différentes expositions internationales, comme celle d’Helsinki en 2006. Le prix des œuvres est bloqué depuis le début par différents marchants qui revêtent le titre de collectionneurs ou galiéristes !? Ayant participé dès son origine à la découverte et à la connaissance de cette œuvre magistrale et n’étant ni collectionneuse et encore moins marchande, je reste la seule vraie témoin en Europe de l’Ouest, les russes n’osant pas s’exprimer... Je pense donc que des faux sont fabriqués dans l’oblast même de Yaroslavl, Lobanov étant facilement copiable et pour cause. Il serait grand temps de redonner à l’auteur de cette œuvre étonnante sa place et le respect que nous lui devons. J’avais proposé dès le début des années 2000 la création d’une Fondation Européano-Russe... à ce jour et malgré mes combats contre la malhonnêteté ambiante, cela a été impossible, à MON GRAND REGRET voir plus. DdM, le 2 décembre 2016


James Brett


Élisabeth ANSTETT Anthropologue, chargée de recherche au CNRS IRIS (Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux) 190 Avenue de France, 75013 Paris, FRANCE. Tel : +33 1 49 54 21 42 Elisabeth.anstett ehess.fr http://iris.ehess.fr/index.php?1023

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Art brut et obsession : Dantsig Baldaev et Alexandre Lobanov, dessinateurs


Alexandre LOBANOV n’est PAS à VENDRE


- LES FAUX LOBANOV en cours


Quelques souvenirs des années 2001, 2002

Au Musée des Beaux Arts de Iaroslavl en janvier 1999

© dom de miscault Musée des beaux Arts de Iaroslavl Janvier 1999

DONS DE MADELEINE LOMMEL A VLADIMIR GAVRILOV EN 2001

© dom de miscault © dom de miscault

KATIOUCHA et ses oeuvres © dom de miscault © dom de miscault © dom de miscault © dom de miscault © dom de miscault autant en emporte le vent


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La barque, les canards et Lobanov

La barque de Lobanov et ses canards

Au Musée d’Ethnographie de Saint Petersboug, cet objet populaire n’est pas sans rappeler les oeuvres d’Alexandre. Il est passionnant de retrouver avec ces objets familiers, les préoccupations et l’émotivité de chacun par delà les frontières et les dysfonctionnements du monde.


déjà en 2009 certains, en dehors du trop petit milieu de l’art brut, étaient intéressés, par cette oeuvre magistrale mais ne se rendaient pas compte des enjeux ni des conditions malheureusement réelles, dans lesquels cette oeuvre tente d’émerger au delà de la jungle du marché dit de l’art.

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Soutenance de la thèse d’Elena Prosvetina " Nous aussi sommes créateurs" Variations russes sur quelques "autres" de l’art (XXe - XXIe siècles)

Ecole pratique des hautes études Mention Sciences religieuses et systèmes de pensée Soutenance de thèse

« Nous aussi sommes créateurs ». Variations russes sur quelques « autres » de l’art (XXe-XXIe siècles)

Elena PROSVETINA a reçu la mention très honorable, qui correspond à la mention de très grande qualité, de plus en plus rarement accordée,

- Jury : Giordana Charuty (dr. de thèse), Michèle Coquet, Philippe Dagen, Daniel Fabre, Irina Sirotkina Le samedi 15 décembre à 9h30. EPHE, Bâtiment Le France, salle 114 190, Avenue de France, Paris 13e La soutenance sera suivie d’un pot amical. *** Cette thèse a pour point de départ une enquête ethnographique dans divers espaces culturels qui s’emploient à identifier, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, des figures singulières de créateurs. A la tentative, finalement vouée à l’échec, de transférer à Moscou une institution de collection et d’exposition d’ « art brut », à la manière de Jean Dubuffet, s’oppose l’ampleur d’un mouvement inverse de réhabilitation sociale qui entend s’effectuer aux moyens de « l’art ». En reconstruisant les parcours des acteurs de ces diverses formes de réparation, individuelle ou collective, ce sont des trajectoires biographiques de la dernière génération soviétique, se réclamant de la figure de l’artiste « non conformiste », qui sont mises au jour. Cette ethnographie, située au départ dans le contexte historique de la perestroika et des perplexités de la Russie post-soviétique, conduit à ressusciter la mémoire de l’une des formes qu’a prise l’extraordinaire attente que les premières années de la Révolution soviétique ont placée dans l’art, pour faire advenir un homme nouveau. Les questionnements, en Europe occidentale, sur l’origine de l’art à travers la catégorie d’ « art des fous » ou sur l’universalité de la pulsion expressive à travers l’ « activité plastique » des malades mentaux, sont, dans la Russie des années 1920, pris en charge par la toute nouvelle Académie des Sciences artistiques où psychiatres, psychanalystes, psychologues, historiens de l’art, philosophes et artistes d’avant-garde interrogent les conditions psychologiques et sociales de l’activité créatrice. Cette remontée au temps des « utopies radieuses » est nécessaire pour comprendre les transferts culturels du présent, pour mesurer leur ambivalence à l’égard de ce passé, et pour mieux comprendre les enjeux qui président aujourd’hui, entre Paris et Moscou, à l’identification de créateurs singuliers.

L’EPHE – Практическая школа высших исследований Отделение изучения религий и систем мышления Приглашает на защиту Еленой Просветиной диссертации « МЫ ТОЖЕ ТВОРИМ » Русские вариации на тему « иных » в искусстве (XX – XXI вв) В составе жюри : Джордана Шарюти (научн. руководитель), Мишель Коке, Филипп Дажен, Даниэль Фабр, Ирина Сироткина Защита будет проходить в субботу 15 декабря и начнется в 9.30 в EPHE, по адресу Париж – 13-й округ, Авеню Франс, 190 – Здание Le France – аудитория 114 EPHE, salle 114 - Bâtiment Le France, 190, Avenue de France, Paris 13e. После защиты диссертации вас приглашают на дружеский фуршет. *** Эта работа началась с этнографического исследования, которое проводилось с целью описания фигур маргинальных творцов в культурном ареале между Москвой и Санкт-Петербургом. Исследование рассматривает неудачную попытку создания в Москве - с опорой на опыт Жана Дюбюффе - институции по коллекционированию и показу предметов « ар-брют ». Этой попытке противостоит широкое движение по социальной реабилитации средствами « искусства ». Через описания профессиональных карьер участников этого процесса – как целых коллективов, так и отдельных людей – вскрываются биографии представителей последнего советского поколения и его знаковой фигуры - художника « нонконформиста ». Данное этнографическое исследование, которое начиналось в историческом контексте перестройки - той атмосферы неопределенности, что существовала в России в это время – привело к воскрешению памяти о первых послереволюционных годах, когда задачи воспитания нового человека и вопросы искусства казались неразрывными. Вопросы происхождения искусства и универсальности стремления к творчеству обсуждались в Европе в связи с « искусством сумасшедших » и « художественной деятельностью душевнобольных ». В России в 1920-х годах создается Государственная Академия Художественных Наук, члены которой – психиатры, психоаналитики, психологи, искусствоведы, философы и художники авангарда – изучают психологические и социальные условия творческой деятельности. Такое обращение к временам « лучезарных утопий » необходимо нам, чтобы понять смысл современных культурных трансферов, чтобы оценить как их амбивалентность по отношению к прошлому, так и все те смыслы, что определяют сегодня процесс идентификации творцов иного искусства, который происходит в пространстве между Парижем и Москвой

Outsiders en Russie 2005 Ksenia Bogemskaia (1947-2010)

Sorciers, chamans, voyants, médiums, et de nombreux autres représentants des pratiques spirituelles non traditionnelles ont constamment attiré l’attention par leurs pouvoirs mystérieux d’influer sur le réel. Les Outsiders appartiennent à la même catégorie de personnes dont le travail se situe en dehors des critères des systèmes d’évaluation et de surveillance externe développés par notre société. Les mécanismes de régulation de l’insatisfaction qui mènent à la normalisation du comportement et la manipulation des personnes dans la société, génèrent un intérêt croissant pour les différents types de formation mentale individuelle, et de nombreux phénomènes culturels marginaux, y compris l’outsider art. Les œuvres créées en dehors du courant officiel, mais qui ont été reconnues par les spécialistes, sont importantes et intéressantes non seulement pour elles-mêmes, mais aussi une occasion d’aller au-delà des systèmes de contrôle : peu importe que ce soit dans le cadre des musées, expositions ou marché de l’art en Europe occidentale, ou sous la forme d’associations d’artistes, de primes ou de la censure d’état, comme c’était le cas sous le régime soviétique.   Au début du XXe siècle, les artistes russes vivant à l’étranger comme V. Kandinsky à Munich, ou en Russie, M. Larionov et Goncharova furent parmi les premiers à s’intéresser aux créations des marginaux - enfants, autodidactes, maîtres des folklores. En 1919, à Saint-Pétersbourg a été publié après la Première Guerre mondiale, un livre de V. Markova « Negro Art », où, comme dans les autres œuvres tout à fait caractéristiques de cet auteur, il analyse la pensée artistique. L’Art des fous est présent dans les écrits de revues prérévolutionnaires russes, où figurent nombre de reproductions qui n’ont rien à envier aux collection d’art Brut [1]. Poupées fabriquées à partir de fils de sage-femme (1, p. 26) est comparable à une poupée tricotée de Katharina Dettsel, bien connue de la collection de Hans Prinzhorn. Parmi les illustrations de cet article un autoportrait de Larionov, dont le travail, comme ce fut le cas dans d’autres pays pour les artistes d’avant-garde, est associé au travail des prisonniers. (1, p. 34). Comme l’écrit dans ses mémoires, le poète Benedikt Livshits « budetlyanskogo... métaphores pour les fous a été progressivement adopté dans le langage courant » [2] http://www.belousenko.com/books/poetry/Lifsits_Strelec.htm

Le thème de la folie et de l’art a été mis à jour à cause de la maladie mentale du très grand artiste Mikhaïl Aleksandrovitch Vroubel. Cependant, ce sont les représentants de l’avant-garde - ces artistes et poètes, aux comportements scandaleux qui sont appelés fous sans aucune empathie.

La situation singulière de la Russie après la révolution de 1917, a contribué au développement d’idées utopiques concernant non seulement la reconstruction du monde, mais aussi des personnes. Des études étaient faites dans beaucoup de domaines y compris « l’altération humaine ». On assiste à la création de communes, où ils doivent vivre, étudier, travailler et engagés dans le travail de jeunes criminels, dont les travaux sans valeur étaient censés forger un « peuple nouveau ». Il avait également des institutions, telles que l’Institut du Nord à Leningrad, où dans des ateliers d’art des représentants des minorités du Nord, qui ne connaissaient pas les beaux-arts en tant que tels, où étaient proposé de créer des dessins et des sculptures. L’exposition de leur travail en 1929 GV Musée russe, a été soutenu par le critique bien connu N. Punin [3] article « L’art de l’image primitive et moderne », qui a insisté sur l’idée de l’influence de l’art primitif (les arts premiers) sur l’art contemporain. En 1926, un livre a été publié par le célèbre psychiatre P. I. Karpov « Créativité chez les malades mentaux et son influence sur le développement de la science, l’art et la technologie » (Moscou-Leningrad, Etat Publishing House). Ce livre peut être considéré comme un équivalant aux œuvres célèbres de W. Morgentaler et H. Printshorn, même si, il n’y a pas d’exemples précis de la créativité folle. Toutefois, la publication de cette étude, et les exemples ci-dessus montrent que, jusqu’au début des années 1930, en Russie, il y avait un réel intérêt pour ces phénomènes, qui ont été reconnus plus tard comme l’art des outsiders. Dès 1930, nous assistons à un tournant dangereux de l’idéologie du réalisme socialiste en URSS qui prétendait contrôler les arts dits primitifs, en démantelant tous les groupes de création et avec l’organisation de syndicats créatifs a commencé l’unification de toute activité artistique. La lutte acharnée contre « les primitifs » et ceux qui les ont étudié a commencé avec les années 1940 et a duré jusqu’au milieu des années 1980. Cependant les artistes autodidactes ont continué d’exister, dans des conditions extrêmes, comme les camps des Goulag, comme en témoigne, par exemple, la publication des dessins E. Kersnovskoy., et les archives du musée « Mémorial ». Ce matériau est loin d’être complètement collecté et étudié, ainsi que les collections d’œuvres de malades mentaux, recueillies auprès de grands hôpitaux psychiatriques, qui ne sont pas encore facilement accessibles au public. Les patients dans les cliniques de l’URSS vivaient dans des conditions très difficiles. Le discours officiel parlait d’art-thérapie, mais le plus souvent les patients n’avaient même pas un crayon et du papier et personnes n’osaient se plaindre. Une exception rare fut le sort d’Eugene G. Gabrichevskogo (1893-1979) de la célèbre famille de scientifiques de Moscou. Il est né à Moscou dans une famille de microbiologistes. G. Eugène Gabritschevsky fut un éminent biologiste, il a étudié aux États-Unis, et a travaillé à l’Institut Pasteur à Paris. En 1926, suite à un épisode psychotique, il fut contraint d’arrêter ses activités scientifiques et a été placé en 1931 dans un hôpital de Munich, où il est resté jusqu’à sa mort. Il y a produit environ cinq mille dessins et peintures : Créant de mystérieux paysages, ou des compositions où figurent animaux et humains monstrueux. Le lieu de l’action est un paysage imaginaire ou le vide infini. Des dessins réalisés dans sa jeunesse annonçaient déjà sa prédisposition à l’idiosyncrasie. Il a inventé sa propre technique artistique. Son travail très suggestif, a vite attiré l’attention des amis de sa famille et ceux qui étaient sensibles aux idées surréalistes. Un article de George Limbourg voyageur et poète surréaliste qui professait la pratique des rêves dans son travail, lui est consacré dans l’album. En 1960, son œuvre fut présentée à la galerie Alphonse Chave, qui avait déménagé à Vence sous l’influence de Jean Dubuffet et qui commença à exposer des outsiders. Les œuvres de Gabritschevsky ont été exposées en Russie dans le cadre d’expositions consacrées à son frère - historien de l’art G. Gabrichevsky . La période après la Seconde Guerre mondiale, si importante pour l’art Brut en France, a été marquée en URSS par des persécutions de poètes, compositeurs et artistes et même de médecins jusqu’en 1953, date de la mort de Staline. Dans cette situation, les représentants de ces professions ne pouvaient pas se livrer à des activités similaires aux collectionneurs d’art Brut en Europe. C’est seulement la première glasnost en URSS au milieu des années 1950 qui a rendu possible l’émergence d’un art non-officiel ou souterrain/underground tel le travail de Vladimir Yakovlev (1934-1988), un autodidacte à la santé mentale fragile qui a beaucoup dessiné, des portraits et des fleurs « solitaires », qui ont été appréciés par les représentants d’un art radical. L’ensemble des œuvres underground de Yakovlev, a été reconnu en Russie dans le cadre de cette période, bien que le style de ses œuvres, et la façon dont elles sont traitées, pourraient bien être inclus dans l’art dit Brut - concept, jusqu’à récemment, quasi inconnu en Russie. Alexandre P. Lobanov, selon des collectionneurs étrangers est le représentant le plus intéressant de l’art brut russe, il ne ne ressemble en rien aux « bruts » étrangers à la Russie. La plupart de ses œuvres sont proches de l’imaginaire surréaliste avec des métaphores, qui provoquent chez le spectateur des « tensions » qui sont aussi l’expression intérieure de l’auteur. L’amour des armes, attaché au travail Lobanov y jette une ombre « militariste », mais force est de constater que ses travaux ont la fraicheur de l’affiche de propagande qui font de cet artiste un représentant caractéristique de l’ex-Union soviétique. La naïveté de ses œuvres fait appel à des sources facilement détectables. Lobanov a été d’autant plus facilement reconnu par les spécialistes étrangers de l’art-BRUT qu’ils étaient déjà préparés par des œuvres telles que celles de Willem van Genk (Lausanne à la Collection de l’Art Brut) ou August Walla, complètement inconnues par 50 ans de régime soviétique.

Nombre d’artistes russes sont souvent classés non pas en tant qu’outsiders, mais comme naïfs. Toutefois, une comparaison de leur personnalité et de leur art avec les échantillons « de référence » « naïfs » - Grandma Moses ou artistes de Croatie - démontre que ce terme est compris dans la pratique artistique russe comme très proche de celle reconnue à l’extérieur de la Russie appelée Brut. Il y a une plante ornementale dans une œuvre de Romanenkov primée à la Triennale de Bratislava, qui rappelle un travail d’Adolf Wölfli, mais aussi les grands panneaux colorés de Pavel Leonov (souvent non peints sur de la toile mais sur le tissu des matelas ou des sacs à grain). Il ne faut pas confondre les œuvres de Leonov avec les œuvres de Narisovanna qui ne sont pas colorées. Leonov peint directement avec un pinceau sur des « toiles » clouées sur les parois extérieures de sa maison ou de son appentis. Ses sujets sont du ressort de l’appel soviétique alternant entre les activités sportives, la gloire de Lénine ou d’autres héros et ses propres souvenirs, alors qu’il passait sa vie à errer de chantiers en chantiers et de lieux de détention en lieux de détentions dans la grande Union soviétique. Ce qui n’est pas sans évoquer les aventures sans fin et irréelles des sœurs de Henry Darger, qu’il accompagnait d’un texte de plusieurs pages ; les œuvres de Leonov contiennent souvent des écrits qui sont de véritables histoires qui parfois, se poursuivent sur un morceau de papier. Les héros de l’aventure fantastique Leonov c’est lui-même en général et sa femme, Zina, les collectionneurs de ses peintures, les célèbres poètes et généraux russes. Sources iconographiques pour qu’il avait des photos dans les journaux, des calendriers et des dessins dans les manuels scolaires. En gros son intérêt pour tout ce qui relève de l’armée est comparable à Lobanov : des fusils, et des avions, des chars, des navires de guerre. Romanenkov, lui, réalise des tracés minces à la mine de plomb, des compositions strictement symétriques, loin de l’agitation du monde. Il peint les personnages qui sont généralement assez clairs pour lui seul, des pensées et les conversations des gens dans un ornement crypté, leurs vêtements et masques, et des symboles, qui sont les âmes des morts coexistant avec les vivants. Contrairement à Lobanov, Romanenkov et Leonov, et d’autres artistes russes ne sont pas des patients psychiatriques, bien que leur apparence et leur style de vie soient assez voisins. Bien sûr, ils sont des outsiders dans le vrai sens du terme anglais, donc il y a la société, et les traditions culturelles. L’art des outsiders est un mouvement international, qui ne doit pas son existence aux auteurs ou artistes mais à ceux qui les ont étudié et collectionné. En Russie, nous ne possédons pas encore de tels spécialistes, car nous nous avons été coupé de ces informations depuis des décennies, et maintenant nous sommes encore loin de pouvoir présenter et organiser des expositions et recueillir des informations telles qu’on peut en trouver dans Raw Vision. L’introduction d’artistes russes dans les grandes expositions internationales est entravé par le fait que l’environnement russe est encore trop loin de celui des occidentaux. Pour ceux qui cherchent à faire en sorte que l’Outsider Art prennent une place digne dans la culture du monde moderne est une tâche difficile : Il s’agirait de créer un véritable champ d’études qui collecterait les valeurs et les concepts, interpréterait les pratiques artistiques aussi bien dans les pays dits démocratiques que les pays totalitaires et post-totalitaires.

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dans le cadre de l’exposition d’art naïf russe contemporain qui a lieu du 18 août au 11 septembre 2011 à Tsaritsyno 20 oeuvres de Lobanov sont exposées.
- Présentation du catalogue d’Alexandre Lobanov par Dominique de Miscault, le 8 septembre 2011 à 18 h à Tsaritsyno, Moscou (Russie)


26 février 2011 Diplôme d’Université Art-Thérapies

Durée de la formation : 2 années universitaires (532 heures) Date de recrutement : septembre 2010 à mai 2011 Date de fin de la formation : juin 2013 Date de démarrage de la formation : septembre 2011

Lieu : Service de la Formation Continue – Université Toulouse II-Le Mirail

Université de Toulouse II - Le Mirail - Service de la Formation Continue 5 Allées Antonio Machado - 31058 Toulouse Cedex 9 Tél. 05 61 50 44 01

Fax. 05 61 50 49 62 Mail : cuppa univ-tlse2.fr


Lobanov est vendu aux enchères chez TAJAN, en octobre 2010. Les œuvres du catalogue sont presque exclusivement celle de Monsieur Decharme qui n’a pas voulu se frotter à d’autres collectionneurs "faibles" à ses yeux ! le N° 113 ne s’est pas vendu & le N° 114 vendu à 3570 €

- Je suis plus qu’étonnée de la Provenance : Collection Alexandre Gavrilov, Yaroslav, Russie  !!!! Un manque de rigueur et d’authenticité préjudiciable au grand collectionneur et cette prestigieuse maison ! Tout cela est assez significatif des buts poursuivis, qui font fi de l’honnêteté la plus élémentaire. Dominique de Miscault


Le LAM est ouvert depuis le 21 septembre 2010

- Cela faisait plus de trois ans que le Musée de Villeneuve d’Ascq se préparait à donner sa place à la collection de l’ARACINE dans des locaux conçus à cet effet. Madeleine Lommel n’a pas pu attendre, elle s’est éteinte épuisée par son combat à un bel âge néanmoins ! L’inauguration des magnifiques locaux s’est déroulée pendant plusieurs jours mais pour le premier jour de l’automne sous un soleil printanier, plus de 1500 personnes étaient réunies sous la férule de Martine Aubry !

J’insiste encore une fois sur tout ce que nous devons à Madeleine Lommel pour ce qui concerne Lobanov. Elle fut la première à détecter la valeur de cette œuvre que j’avais fait venir de Iaroslavl pour le Jubilé de la psychiatrie, au Palais des Congrès de Paris en juin 2000. Depuis lors et jusqu’à sa mort, nous n’avons eu de cesse de rétablir les faits face à la "rapacité" ambiante ! afin que cette authentique œuvre d’Art Brut ne soit pas disséminée. Malheureusement le statut de ces œuvres n’est pas encore adaptée à notre époque mercantile et bien trop d’individus n’ont aucun intérêt à ce que la situation soit clarifie et de ce fait continuent à profiter de ces patients hors norme et de leur entourage proche qui se consacre à eux corps et âme. Je ne suis pas aigre, je ne décolère plus depuis des années !Dominique de Miscault


Аутсайдеры в России 2005

Ксения Богемская (1947-2010

Колдуны, шаманы, ясновидцы, медиумы и многие другие представители нетрадиционных духовных практик постоянно привлекают внимание своими загадочными способностями, особым умением воздействовать на реальность. Аутсайдеры принадлежат к той же категории людей, чья деятельность лежит вне критериев оценки и систем контроля извне, которые выработаны нашим обществом. Именно неудовлетворенность механизмами регулирования, которые в обществе ведут к стандартизации поведения и манипулированию людьми, порождает растущий интерес к различным видам индивидуального психического тренинга, и ко многим культурным явлениям маргинального характера, в том числе к искусству аутсайдеров. Произведения, созданные вне мейнстрима, но получившие признание на уровне элитарного художественного вкуса, важны и интересны не только сами по себе, но и как возможность выхода за пределы системы контроля и регулирования : неважно представлена ли она в виде музеев, выставок и художественного рынка, как в Западной Европе, или в виде творческих союзов, премий и государственной цензуры , как это было при советском режиме в России. В начале XX века русские художники, жившие за границей, как В.Кандинский в Мюнхене, или в России, как М. Ларионов и Н.Гончарова, были среди первых, кто заинтересовался маргинальными видами творчества – детьми, самоучками, мастерами народных картинок. В 1919 г. в Петрограде была опубликована написанная еще до первой мировой войны книга В.Маркова « Искусство негров », где, как в других работах этого автора анализировались особенности художественного мышления примитива. Искусство сумасшедших как тема фигурировала на страницах русских дореволюционных журналов, где даже помещались репродукции с рисунков, которые могли бы сделать честь любому собранию ар брют (1). Кукла, сделанная из ниток пациенткой акушеркой(1,с.26) вполне сопоставима с вязаной куклой Катарины Детцель, известной по фотографии из архива коллекции Принцхорна. Среди иллюстраций к одной из статей помещена репродукция с автопортрета М.Ларионова, творчество которого, как это было и в других странах с мастерами авангарда, сопоставляется с творчеством сумасшедших. (1, с.34). Как пишет в своих мемуарах поэт Бенедикт Лившиц , « звание безумца… из метафоры постепенно превратилось в постоянную графу будетлянского паспорта » (2, с.434, будетлянами называли в России футуристов). http://www.belousenko.com/books/poetry/Lifsits_Strelec.htm Тема безумия и искусства была актуализирована душевным заболеванием крупнейшего художника Михаила Врубеля, который в провел в клинике для душевнобольных. Однако именно представителей авангарда – художников и поэтов, отличавшихся эпатажным поведением, называли сумасшедшими без всякого сочувствия.

Особая ситуация, сложившаяся в России после революции 1917 г., способствовала развитию утопических идей не только переустройства мира, но и человека. Проекты « переделки человека » охватывали различные области. Это было и создание Коммун, где жили , учились, работали и занимались творчеством молодые уголовники, из которых, как из самого негодного материала предполагалось выковать « новых людей ». Это были и такие учебные заведения, как Институт народов Севера в Ленинграде, где в художественной студии представителям малых народов Севера, никогда не знавшим изобразительного искусства как такового, предлагалось создавать рисунки и скульптуры. Выставка их работ в 1929 г.в Русском музее, была поддержана статьей известного критика Н.Пунина « Искусство примитива и современный рисунок », в которой подчеркивалась идея влияния примитива на современное искусство. (3) В 1926 году была опубликована книга известного психиатра П.И.Карпова « Творчество душевнобольных и его влияние на развитие науки, искусства и техники » (Москва-Ленинград, Госиздат) Эта книга может рассматриваться как параллель к знаменитым трудам В. Моргенталера и Х.Принцхорна, хотя в ней нет конкретных примеров творчества душевнобольных. Однако и публикация этого исследования, и вышеприведенные примеры свидетельствуют о том, что вплоть до начала 1930-х гг. в России существовал интерес к различным аспектам того феномена, который позднее стали называть искусством аутсайдеров. Опасную неподконтрольность примитива как типа художественного творчества осознавали идеологи социалистического реализма в СССР, когда в 1930-е годы началось ужесточение режима, были распущены все творческие группировки и с помощью организации творческих союзов началась унификация всей художественной деятельности. Ожесточенная борьба с примитивом и теми, кто его изучал , началась с 1940-х годов и продолжалась вплоть до середины 1980-х гг. Тем не менее творчество художников-самоучек продолжало существовать , причем даже в таких тяжелых условиях, как лагеря ГУЛАГа, о чем свидетельствует, например, публикация рисунков Е.Керсновской. (4), и произведения , хранящиеся в Музее общества « Мемориал ». Этот материал далеко еще не собран и не изучен, также, как и коллекции работ душевнобольных, собранные при крупных психиатрических клиниках, которые до сих пор остаются труднодоступны для обозрения. Пациенты клиник в СССР содержались в тяжелых условиях, речи не было не только об арт-терапии, но даже зачастую о карандашах и бумаге, которые не раздавались больным, дабы они не писали жалоб в высшие инстанции. Редким исключением была судьба выходца из известной семьи московских ученых Евгения Георгиевича Габричевского (1893-1979) Он родился в Москве в семье ученого микробиолога Г. Габричевского, его брат- историк искусства А. Г. Габричевский. Сам по специальности биолог, он учился в США, работал в Институте Пастера в Париже. В 1926г. в результате душевного заболевания был вынужден прекратить научную деятельность и был помещен в 1931 г. в лечебницу в Мюнхене, где оставался до конца своих дней. За это время он создал около пяти тысяч рисунков и картин. Он создавал загадочные пейзажи, композиции с монстрообразными человеческими фигурами и зверями. Местом действия был пейзаж или некое воображаемое театральное пространство, или бесконечная пустота космоса. Сохранились его рисунки, сделанные в молодости, где уже намечается своеобразный характер его личности. Он использовал различные нетрадиционные или им самим изобретенные художественные техники. Его творчество , обладающее огромной суггестивной силой, привлекало внимание друзей его семьи, и тех, кто был чувствителен к сюрреалистическим идеям в искусстве. Статью в посвященном ему альбоме ( 6.) написал Жорж Лембур, путешественник и поэт-сюрреалист, исповедовавший практику сновидений в своем творчестве. В 1960-е гг. его работы показывал в своей галерее в Вансе Альфонс Шаве, который под влиянием переехавшего в Ванс Жана Дюбюффе стал делать выставки аутсайдеров. Работы Габричевского выставлялись в России в составе экспозиций, посвященных его брату – историку искусства Александру Георгиевичу (5). Период после второй мировой войны, столь важный для ар брют во Франции, в СССР был отмечен гонениями на поэтов, композиторов и художников, а перед концом периода правления Сталина – и на врачей. В этой ситуации представители этих профессий никак не могли вести деятельность, аналогичную собирателям ар брют в Европе. Лишь после « оттепели » середины 1950-х гг.в СССР стало возможным появление неофициального искусства – андерграунда. В рамках этого художественного подполья развивалось творчество Владимира Яковлева ( 1934-1988), художника-самоучки, обладавшего болезненным психическим складом и создавших много листов, в основном портретов и изображений отдельных цветков, которые ценили представители радикального искусства. Вместе со всем корпусом произведений андерграунда творчество Яковлева получило признание в России, как часть этого явления, хотя и по стилю его произведений, и по способу их создания он вполне может причисляться к представителям ар брют – понятия, до недавнего времени в России почти неизвестного. Судьба Александра Лобанова, по мнению зарубежных коллекционеров являющегося наиболее интересным представителем искусства аутсайдеров в России, не схожа с историями зарубежных аутсайдеров. Многие образы его произведений, близкие воображению сюрреалистов, представляются образованному любителю искусства многозначительными метафорами, в выражениях лиц, рисунке отдельных предметов есть будоражащая зрителя напряженность, внутренняя экспрессия. Любовь к изображению оружия, придающая работам Лобанова « милитаристский » оттенок, а также похожая на четкость агитационно-плакатных материалов манера рисунка, сделали этого художника характерным представителем нашего аутсайдерства, так как военная атрибутика и « агитационная » прямота были легко понятными знаками происхождения этих работ из бывшего Советского Союза. Лобанов был воспринят зарубежными поклонниками ар-брют, уже подготовленными к этому благодаря таким произведениям как 50 лет СССР » Виллема Ван Генка( Лозанна, Коллекция Ар Брют) и кириллице работ Аугуста Валла. Других художников России рассматривают чаще не как аутсайдеров, а как наивных. Однако сопоставление их личности и их искусства с « эталонными » образцами « наивного » - бабушкой Мозес или художниками из Хорватии – показывает, что под этим термином в России подразумевается художественная практика, более близкая к тому, что за пределами России называют ар брют . Речь идет об орнаментальных графических листах Романенкова напомнивших жюри Триеннале в Братиславе заполненные плоскости листов А.Вёльфли ,а также о громадных живописных панно ( порой написанных не на холсте, а на матрасной ткани или распоротых мешках из-под зерна) работы Павла Леонова. Никакой тщательной нарисованности, никакой раскраски нет в его работах. Фигуры и лица художник писал сразу кистью на полотне, прибитом к наружной стене сарая. Список его сюжетов – это чередование советских призывов заниматься спортом, прославлять Ленина , других героев и воспоминаний о собственной жизни , которую он провел, скитаясь по стройкам и местам заключения всего огромного СССР. Бесконечные приключения сестер в царстве нереального, созданном в листах Генри Дарджера , сопровождались многостраничным текстом. Картины Леонова часто содержали подписи, превращавшиеся в целые рассказы, порой имевшие продолжения на клочке бумаги. Героями фантастических приключений Леонова как правило выступает он сам, его жена Зина, а также коллекционеры его картин, известные русские поэты и полководцы. Иконографическим источником для него служили фотографии в газетах, рисунки в календарях и школьных учебниках. По большому интересу к военным сюжетам Леонов вполне сопоставим с Лобановым, но только изображал он не ружья, а самолеты, танки, военные корабли. Романенков в своих нарисованных тонким карандашом застылых строго симметричных композициях далек от суеты мира. Он изображает символы, обычно понятные ему одному, мысли и разговоры людей, зашифрованные в орнаменте их одежды, а также маски и символы, означающие души умерших людей, которые соседствуют с живыми. В отличие от Лобанова, и Романенков, и Леонов, и другие подобные им русские художники, не были пациентами психиатров, хотя их облик и образ жизни казались окружающим странными. Они, конечно, являются аутсайдерами в прямом смысле этого англоязычного термина, так существуют вне общества и вне культурных традиций. Особенность искусства аутсайдеров в том, что как международное движение оно формировалось не художниками, а теми, кто его изучал и коллекционировал. В России таких специалистов не было на протяжении десятилетий, и сейчас мы остаемся далеки от основных событий , довольствуясь информацией в Raw Vision. Включению русских художников в интернациональную выставочную жизнь препятствует то, что контексты изучения и продвижения искусства аутсайдеров в России и в Европе остаются пока весьма несхожими. Перед теми, кто стремится к тому, чтобы искусство аутсайдеров заняло достойное место в современной мировой культуре стоит сложная задача : это создание такого поля значений и понятий, в котором могут быть интерпретированы художественные практики, типичные как для демократических, так и для тоталитарных и посттоталитарных стран.

Литература 1. Петр Соляной, Заживо-погребенные//Аргус, 1913,N4. 2.Бенедикт Лившиц. Полутороглазый стрелец. Стихотворения. Переводы. Воспоминания. Ленинград, 1989. 3.Н. Пунин,Искусство примитива и современный рисунок//Искусство народностей Сибири. Издание Государственного Русского музея.Ленинград :,1930. 4. Евфросиния Керсновская. Наскальная живопись./Вступит.статья, составление В.Н.Вигилянский/ М.,СП « Квадрат »,1991 5 Александр Георгиевич Габричевский, Мир мыслителя и художника Москва, Государственная Третьяковская галерея,1992. 6 Die Innere Gesichte Eugen Gabrichevskys. O. P.,O.J. ;


En 2004, nous en étions aux prémices de l’étude des oeuvres de Lobanov. J’avais demandé à JC de miscault, ce qu’il en pensait. Nous allions depuis 1992 en Russie de façons intensive et interressante à bien des points de vue et la confrontation était chaleureuse et fructueuse. Mais à partir de juillet 1999, c’était sans compter avec les mensonges de Vladimir Gavrilov qui n’était évidemment pas psychiatre et encore moins Professeur mais chargé de certains cours à l’Académie de médecine de Yaroslavl, nous sommes descendus de très haut en assistant en parallèle à la montée de Poutin ! Nous avions aussi sous évalué le goût immodéré pour le gain immédiat de ces derniers (Gavrilov et son entourage de l’époque comme des "dealers" européens déguisés en collectionneurs à partir de juillet 2000) qui ont inversé la trajectoire qui aurait du être suivie en ce qui concerne l’œuvre de Lobanov. Comme disait Ksenia Bogenskaia, nous avions tout fait à l’envers ! Cette oeuvre étant une authentique œuvre d’Art Brut, qui aurait méritée respect et protection. Je suis une témoin malheureuse de ces dérapages... Dom de Miscault 2016

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LOBANOV 2004 JCdM
réflexion à discuter bien sûr. Il n’y a jamais eu débat !

Notes

[1] Петр Соляной, Заживо-погребенные//Аргус, 1913, N4.

[2] s. 435, budetliane en russe pour Futuristes : Benedikt Livshits. Polutoroglazy Sagittaire. Poèmes. Traductions. Souvenirs. Leningrad 1989.

[3] https://translate.google.fr/transla...