aleksander-lobanov

nos amis et leurs productions...

par Dominique de Miscault

http://maivanphan.com/default.aspx?sname=MaiVanPhan&sid=32&pageid=398&catid=2784&id=11201&catname=Chu-giai-cua-Ramesh-Chandra-Mukhopadhyaya&title=Silence—21----Tinh-lang—21---Mai-Van-Phan—Explicated-by-Dr—Ramesh-Chandra-Mukhopadhyaya---chu-giai—Traduction-francaise-Dominique-de-Miscault---Dich-sang-tieng-Phap—Takya-Do-dich-sang-tieng-Viet

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Platform Juin 2017
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Le CUBISME Dom de miscault avril 2017

- Un cri d’alarme de Joel Pham et Liem Khe Luguern ENFIN

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NON à une histoire TRAVESTIE
Texte de Joël Pham et rappel du splendide ttravail de Liem Khe Luguern sur les Travailleurs indochinois ou ONS

- Le 1 Janvier 2017, le Pr Man s’éteignait brusquement : Pr Nguyen Khoa Man DdM©http://societedenephrologie.zenfolio.com/man

- DE CALCUTTA

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Platform du 20 décembre 2016
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Saigon en 1960

Place du Trocadéro, le 8 octobre 2016 : https://www.periscope.tv/crcuf/1ZkJznMoDOqJv?t=41Paris, le 5 octobre 2016

Un journaliste ukrainien a été arrêté à Moscou

Communiqué de l’Union des Ukrainiens de France

Un journaliste ukrainien - correspondant en France de l’agence de presse Ukrinform Roman Sushchenko - a été arrêté à Moscou le 30 septembre par les services secrets russes.

Alors qu’il rendait visite à sa famille, Roman a été interpelé et conduit au centre de détention Lefortovo. Accusé d’espionnage et d’office condamné à deux mois de détention, Roman Sushchenko se rajoute à la longue liste des prisonniers politiques ukrainiens détenus illégalement par le Kremlin. Privé de ses droits qui lui sont pourtant garantis par la constitution russe, le journaliste s’est retrouvé à l’isolement complet sans que ne lui soit accordé le droit d’informer sa famille ou le Consulat d’Ukraine. Pour le moment, l’avocat de Roman Sushchenko n’a accès ni à son client, ni au dossier, monté de toutes pièces.

L’Union des Ukrainiens de France est scandalisée par les accusations absurdes de Moscou, et appelle à un rassemblement contre la détention illégale du journaliste, connu et reconnu par la profession.

La manifestation a eu lieu le samedi 8 octobre de 16h à 18h sur le parvis des Droits de l’Homme – Trocadéro, à Paris.

4 septembre 2016, Une belle manifestation,‪"Nous asiatiques rentrons la peur au ventre chez nous à Aubervilliers. https://www.facebook.com/martial.beauville/posts/10210537280647309?comment_id=10210537884262399"‬
- https://www.youtube.com/watch?v=9VpUyDQp3N8
- lire enquête dans Libé du 02/09/2016 http://www.liberation.fr/apps/2016/09/racisme-chinois/
- 1/- TV ARTE 19h45 : http://www.arte.tv/guide/fr/ 064096-071-A/arte-journal# upcoming_broadcasts
- 2/- Radio France culture (rubrique Hashtag), fréquence 93.5 : http://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/le-racisme-anti-asiatique-est-devenu-plus-banal-il-y-une-jalousie
- 3/- Jeudi 8 septembre 2016 journal magazine VSD en kiosque , , photos prisent par Daravanh SOMSAVADDY .

D’un organisateur de cette manifestation : Vous trouverez ci-dessous les dates des interviews d’un citoyen français d’origine vietnamienne habitant à Aubervilliers et ayant subi 4 agressions aux 4 chemins (vous verrez aisément qui c’est en regardant ou en écoutant ces prochaines émissions) suite au décès de Mr Chaolin Zhang et dans le cadre de la prochaine manif "STOP AUX VIOLENCES, SÉCURITÉ POUR TOUS" du dimanche 4 septembre à partir de 14h (place de la République à la place de la Bastille et non Nation pour des raisons de l’État d’urgence). Dès que ces émissions seront passées, je les téléchargerai et les mettrai sur You Tube...et vous enverrai les liens... AG

Voici les infos :
- Interview filmé qui passera sur le journal TV de Arte samedi 3 septembre à partir de 19h45 et qui restera en replay durant une semaine au moins.
- Interview radio qui passera sur France Culture, fréquence 93,5, vendredi 2 septembre à partir de 7h35 du matin , mais qui restera au moins une semaine sur le site internet de france.culture.fr dans la rubrique Hashtag !

http://www.franceculture.fr/recherche?q=hashtag

- Jean-Gérald Veyrat est mort le 6 août. Le Monde du 22 août 2016. Triste nouvelle !!! Apparemment pas un mot sur le site de la SFPE AT. Jean-Gérald, malgré ses turpitudes, a été comme Claude Wiart d’ailleurs, un pionner sur nombres d’aspects de la psychopathologie. Dernièrement nous avions échangés sur une voie de ses travaux sur "la vie sexuelle des anorexiques" et comme d’habitude il m’avait envoyé ses articles (au contenu toujours pertinent). Tous les anciens nous quittent sans avoir toujours légués "leurs bagages". Entre la destruction véhiculée par d’autres et l’oubli de la fast-food génération le danger tient dans la néantisation. Amitiés. Jean-Luc Sudres

Le 5 août en face de Beaubourg, Paris https://solidaritecoree.wordpress.com/2016/08/06/representation-a-paris-de-jool-par-la-troupe-donghaenuri-noublions-pas-les-femmes-de-reconfort/

JPEG Représentation à Paris de « Jool » par la troupe Donghaenuri : n’oublions pas les femmes de réconfort solidaritecoree.wordpress.com Le 5 août 2016, la compagnie de théâtre sud-coréenne Donghaenuri a représenté à Paris, place Edmond Michelet près du centre Beaubourg, la pièce Jool, déjà montrée en France dans le cadre du festiva…


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Arts du Vietnam. Nouvelles approches
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https://moussons.revues.org/3599 Moussons, 27 | 2016, pp. 192-194 Arts du Vietnam. Nouvelles approches
Caroline Herbelin, Béatrice Wisniewski & Françoise Dalex, éd. Presses Universitaires de Rennes, 2015, 269 p. + un cahier central de 85 figures en couleurs CR par Anne-Valérie Schweyer

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Grève de la faim

THDT ne doit pas mourir


De CALCUTTA

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Dear Dom

We are proud to have published your invaluable article on painting in our journal Platform June 2016. The report is, Indian readers are already enjoying your write up which has shot up in a different culture and climate. We want more such write ups from you in our publication in future so that we get the taste of strange shores and cultures to enrich ourselves.We are sending you herewith the e book of our journal for your kind perusal.You will find your write up in page numbers 14-22.

I hope you are fine and as evergreen as we saw you in Vietnam.

With deepest regards

Mousumi the 12th of May



restauration d’un clavecin : http://claviersanciens-jys.blogspot.fr/

https://guerillera.hypotheses.org/2362 https://indomemoires.hypotheses.org/21913 https://indomemoires.hypotheses.org/21916

https://guerillera.hypotheses.org/2253 https://guerillera.hypotheses.org/2173

François Guillemot Historien, ingénieur de recherche au CNRS

Institut d’Asie Orientale [IAO] ENS de Lyon 15 parvis René-Descartes BP 7000 69342 Lyon cedex 07 - France Francois.Guillemot ens-lyon.fr


Carnets de recherche & ressources http://vlc.ish-lyon.cnrs.fr/ http://femmes-guerres.ens-lyon.fr/ http://guerillera.hypotheses.org/ http://indomemoires.hypotheses.org/ http://saigon.virtualcities.fr/

"La société vietnamienne en état de crise : seuil d’alerte" une interview de Tu Huy Nguyen
- http://www.bbc.com/vietnamese/vietnam/2016/03/160312_nguyenthituhuy_vn_society

http://www.guidevoyagevietnam.com/la-route-ceramique-de-hanoi/ Dont mes 120m2 :

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120m2/4Km les 7 jours de la création

Les 7 jours de la création

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1er jour maquette 5è jour maquette 6è jour maquette


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2è cnférence internationale sur la littérature à Hanoi mars 2015

Mousumi GOSH

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Ramesh Chandre MUKHOPADHYAYA
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Nguyen Khac Kham vietnamese Culture
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Nguyen Khac Kham Studies

Cheval Rouge


DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : LA NEIGE EST TOMBÉE AU NORD DU VIETNAM DEPUIS UNE SEMAINE À : domini8 février 2016 à 13:58 : DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : LA NEIGE EST TOMBÉE AU NORD DU VIETNAM DEPUIS UNE SEMAINE MAUVAIS PRÉSAGE POUR LE RÉGIME ?

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Depuis le vernissage,nous avons reçu beaucoup de suggestions quant aux possibilités d’échanges et de diffusion d’ oeuvres d’art entre la France (et les autres pays pays francophones) et le Vietnam (et les autres pays francophones d’Indochine savoir la Cambodge,le Laos et la Thailande) : coopération professionnelle, collaboration artistique,expos pour les peintres français en Indochine,bourse d’échanges, financement... Vous êtes donc cordialement invités à venir nombreux à ce colloque international pour partager vos idées et expériences : Date : Samedi 20.2.2016 de 15h00 à 17h30. Lieu : CCVF, N) 19 rue Albert 75013 Paris (Métro et Tram : ligne 7 station porte d’ivry) ligne 14 : Olympiades Cordialement. Jacques NGUYEN Thai Son Président d’ INTERFACE FRANCOPHONE PARIS. Contact : 06 48 97 28 86

Bernard FRIDE, un ami de longue date m’a autorisé à diffuser sur la toile son livre autobiographique Une mauvaise histoire juive.

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Une mauvaise histoire juive de Bernard Fride

Les Cong Binh, POUR ceux que j’ai connu, ce témoignage est important : Pour info et à faire circuler sur vos réseaux sociaux si vous pensez que ma colère est légitime. Dans le respect de la dignité de nos pères Cong Binh et de la Vérité historique. Annie-Flore NGUYEN anniefloreng gmail.com

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FRAC LORRAINE
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au Républicain Lorrain
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D’autres langues oubliées !

Autre habitué de ta Cave, Michel Ferlus sera de passage à Hanoi début janvier, pour la plus grande joie des "happy few" qui mesurent la grandeur de ses travaux !

La numérisation de ses collections audio, entreprise à Hanoi avec sa bénédiction, progresse. On peut maintenant écouter en ligne, depuis tout ordinateur ou autre merveille électronique connectée au réseau, les voix des gens qu’il a interrogés sous les paillottes. Une petite moitié des données est en ligne ; d’autres langues (khmer, khmu, autres langues mon-khmer) seront mises en ligne en 2016. Pour certains des documents, on a réalisé la tâche de patience d’indiquer pour chaque mot sa transcription et sa traduction dans diverses langues. Voir à titre d’exemple un document ici :

http://lacito.vjf.cnrs.fr/pangloss/tools/show_text.php?id=crdo-AEM_VOC1_SOUND&idref=crdo-AEM_VOC1

(présentation de la langue : voir ici http://lacito.vjf.cnrs.fr/pangloss/languages/Arem.php ) Hum, peut-être pas très parlant, présenté comme ça. Mais pour moi c’est magique ! Un rêve de ma jeunesse hanoïenne qui se réalise, avec le délai inévitable des entreprises comme celles-ci : à la différence du créateur qui réalise magiquement ses trouvailles "comme un aveugle attrape un lièvre", le documentaliste (amateur ou confirmé) a les mains dans le cambouis des techniques de numérisation, de catalogage, d’annotation... et progresse pas à pas, sans envolées ni percées spectaculaires. C’est un rôle qui me convient, en marge de mon "vrai" travail de recherche.

Je quitterai sans trop de regrets fin juin 2016 une ville de Hanoi où la pollution croît de façon soutenue, à rendre tristes et inhospitaliers jusqu’aux parcs et autres lieux de calme et de charme de la ville. Mais j’aurai le sentiment du devoir accompli, d’avoir participé à la formation de quelques bons étudiants et réalisé quelques tâches que je crois utiles ! et j’aurai goûté avec intensité chaque journée ici.

La vie est belle Alexis Michaud

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http://lacito.vjf.cnrs.fr/pangloss/languages/Arem.php

hier soir, 19 octobre, au musée du jeu de Paume, une rencontre

Myriam Dao myriam DAO toujours le meilleur interprète Nguyen Trinh Thi

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Perspectives 94

Dossier ART CONTEMPORAIN dans Perspectives 94 photo de Trong Thuy My Chau

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Perspectives 95

Trần Văn Khê ou une remarquable figure de LIBERTE, s’est éteint à Hochiminhville où il résidait à nouveau depuis 2005 dans « sa » maison-musée dont il avait dessiné le jardin, le 24 juin 2015 à l’âge de 94 ans.

Trần Văn Khê, est né le 24 juillet 1921 à Binh Hoà Dông, un village, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Hochiminhville dans une famille de musiciens depuis plusieurs générations. Orphelin de mère, puis de père, à 10 ans, il est recueilli par son oncle numéro 5, Nguyễn Tri Khương (1890-1962) [1] . Fabuleusement doué, après des études de médecine à Hanoi, partisan du Viet Nam libre Trần Văn Khê mène une campagne ouverte anti-française. Arrêté en 1949, il aurait dû être fusillé mais grâce à un engagé volontaire, il part pour la France qu’il combattait. A Paris, il entre à Sciences Po tandis qu’il affronte pendant plus de 3 ans une maladie qui l’invalidera pour le reste de sa vie. Erudit mais avec une sensibilité d’artiste, il choisira définitivement et par vocation la musique qui en a fait ce génial ethnomusicologue reconnu dans le monde entier. Trần Văn Khê n’a jamais obtenu la nationalité française et définitivement libre, il avait prévu ne pas vouloir de funérailles nationales... En 2014 il avait choisi ce poème qu’il chantait de sa voix venue des profondeurs de son être :

 [2]

Lý Trường MÃN GIÁC 滿覺 (1052 – 1096) CONSOLATION Il dit avant de mourir : Le printemps est passé, cent fleurs couvrent le sol, Le printemps est revenu, cent fleurs s’épanouissent.
 Ainsi file la vie, Doucement la vieillesse s’empare de nos têtes.
 Ne pensons plus à toutes ces fleurs oubliées, La nuit dernière devant la cour, une branche de prunier a fleuri.

Xuân ruổi, trăm hoa rụng, Xuân tới, trăm hoa cười. Trước mắt, việc đi mãi, 
Trên đầu, già đến rồi.
 Ðừng tưởng xuân tàn hoa rụng hết, Ðêm qua, sân trước, một cành mai.

http://www.aafv.org/tran-van-khe-1921-2015

Un hommage lui sera rendu le 26 novembre 2015 à la maison des cultures du Monde 101 boulevard Raspail avec Simha Arom, François Picard, Cheng Shui Sheng, Tran Quang Hai, son fils ethnomusicologue et Bach Yen et Hô Thuy Tien. Et le 11 octobre au Centre Mandapa dans le 13è arrondissement de Paris.http://isabellegenlis.free.fr

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EXPOSITION DU 13 JUIN AU 9 SEPTEMBRE 2015 Horaires d’ouverture Juin et septembre : du mercredi au dimanche de 14h à 19h Juillet et août : tous les jours, y compris fériés, de 15h à 20h Entrée libre Dans le cadre de cette exposition... Conférence d’Alain Bouillet le mardi 30 juin à 18 h à la Médiathèque de Narbonne, en partenariat avec l’Université Populaire de la Narbonnaise. Entrée libre. Visites commentées et gratuites tout au long de l’exposition, sur inscription préalable au 04.68.42.81.76. Projections de films, parcours sensibles et ateliers d’écriture : renseignements au 04.68.42.81.76.

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PROJECTION-DEBAT UNE REINE AFRICAINE SARRAOUNIA, FILM DE MED HONDO CINEMA ET HISTOIRE DES RESISTANCES AU COLONIALISME AVEC ELARA BERTHO, SPECIALISTE DE L’AFRIQUE (UNIVERSITE SORBONNE NOUVELLE PARIS III) A l’initiative des Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique (chrhc.revues.org), avec le soutien de la fondation Gabriel Péri (http://gabrielperi.fr/) Débat animé par Didier Monciaud (Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique) Vendredi 5 juin 2015 à 19h00, 6 avenue Mathurin Moreau, Paris 75019 (Métro Colonel Fabien)  Med Hondo est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur français. Né en 1936, à Oujda, ses racines sont au nord-ouest de l’Afrique, entre Mauritanie, Algérie et Maroc. Il découvre le théâtre et devient acteur. Au cinéma, il joue dans Un homme de trop (1966) de Costa-Gavras et dans Promenade avec l’amour et la mort (1969) de John Huston. En 1969, il réalise avec très peu de moyens Soleil Ô sur la condition des ouvriers immigrants. Sélectionné à Cannes, il remporte plusieurs prix mais son film est interdit par la suite dans divers pays. La question du colonialisme est au cœur de son travail artistique. En 1973, il réalise Les Bicots Nègres vos voisins sur la vie des immigrés et le racisme en France. Il tourne ensuite deux films sur la lutte des Sahraouis et du Front Polisario. Avec West Indies, les nègres marrons de la liberté (1979), il propose un récit sur l’esclavage et le colonialisme dans les Caraïbes. Citons deux autres de ses réalisations : Lumière noire (1994) et Watani, un monde sans mal (2002). En 1986, son film Sarraounia obtient le grand prix du Fespaco au Burkina Faso et le prix du meilleur film au festival de Londres. Sarraounia, « reine » en langue haoussa, évoque une reine africaine chez les Azna dans le sud-ouest du Niger actuel. Cette chef politique et religieuse résiste en 1899 à la « mission Voulet-Chanoine », expédition française de conquête coloniale du Tchad marquée par des massacres longtemps occultés par les autorités et l’historiographie françaises. La tradition orale africaine va faire de cette reine une figure populaire, exaltant sa résistance aux Français et lui attribuant des pouvoirs de sorcière. Longtemps méconnue, cette femme devient un mythe dynamique sur la base d’une réinvention littéraire par Abdoulaye Mamani. En 1980, cet homme de lettres nigérien publie Sarraounia, le drame de la reine magicienne1. En réaction aux silences et au mépris de l’historiographie française, il propose une version africaine de l’histoire de la colonisation. Sarraounia apparait alors comme une jeune et belle rebelle, courageuse guerrière et devient un symbole politique. En 1986, Med Hondo adapte ce roman et évoque la bataille de Lougou où les Aznas, peuple Hausa et animiste, affrontent sous la direction de la reine Sarraounia les forces françaises de la mission Voulet-Chanoine. Sarraounia apparait comme une héroïne dépourvue d’ambitions personnelles, préoccupée par la paix et l’indépendance. Elle devient un symbole de la lutte contre la colonisation. A l’occasion de la publication du n° 126 des Cahiers, « Rebelle face à l’ordre colonial » http://chrhc.revues.org/ Entrée libre et gratuite. 1Abdoulaye Mamani, Sarraounia. Le drame de la reine magicienne, Paris, L’Harmattan, 1980.

Café philo le samedi 4 juillet à 18 h à la Maison des Arts, animé par Michel Tozzi : « L’Art Brut est-il de l’art ? ». Entrée libre. Une visite commentée de l’exposition sera organisée juste avant ce café philo. Renseignements et inscriptions pour cette visite commentée au 04.68.42.81.76. Catalogue de l’exposition édité par la Maison des Arts en partenariat avec les édi- tions méridianes, chargées de la diffusion. Textes et notices d’Alain Bouillet. Monogra- phies des auteurs exposés. 120 pages. 15 € MAISON DES ARTS 8 rue des Remparts 11100 Bages 04.68.42.81.76 - maisondesarts sfr.fr De l’humaine condition...Les rencontres d’un amateur d’Art Brut, est une exposition proposée et conçue par Alain Bouillet qui, à cette occasion, présentera une sélection de plus de cent cinquante « ouvrages » (dessins, peintures, collages, sculptures, broderies et objets divers) issus de quatre-vingt auteur(e)s d’Art Brut. Ayant eu l’occasion de rencontrer la plupart d’entre eux, il souhaiterait que cette exposition puisse aider à la compréhension du sens de ces productions dont Jean Dubuffet – qui fut en 1945, l’inventeur de l’Art Brut – écrivait qu’elles étaient « la voie d’expression des plans de la profondeur » susceptibles de livrer passage aux « manifestations directes et immédiates du feu intérieur de la vie ». Pour ce faire, un ensemble d’évènements et d’animations (conférence, visites accompagnées et commentées, diffusion de films, café philosophique, ateliers d’écriture, parcours sensibles, etc.) l’escorteront, multipliant ainsi échanges et débats avec le public. Couverture : dessin de Martha Grünenwaldt ; crayon de couleur et pastel. Au dos : Gouache sur dos de carte marine ; Anonyme dit « des bordilles de Loyat » Madame Marie Bat, Maire de Bages, son Conseil Municipal et le Comité "Maison des Arts", ont le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition DE L’HUMAINE CONDITION Les rencontres d’un amateur d’Art Brut Samedi 13 juin 2015 à partir de 11 heures Maison des Arts 8 rue des Remparts 11100 Bages


Quand les préoccupations et intérêts des années 20 sont enfin revisitées et à nouveau occultées !

Les 2 photos en couleur ont été prises par photos Dom de miscault en 1997 à la frontière chinoise.



La SIPE



A Hanoi, Tin, un autre ami, enfin reconnu dans son pays.


A propos du splendide plancher de Jeannot ? A quoi sert-il de gloser et se lamenter ? Si les vraies motivations des intéressés à l’art dit brut n’étaient pas mercantiles et pratiquement de l’auto satisfaction d’écrivassiers, NOUS N’EN SERIONS PAS LA. Qui se donne la peine de révéler comment et pourquoi cette magnifique et exceptionnelle œuvre d’art brut découverte par la famille Roux se retrouve fragmentée rue Cabanis ?

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Inauguration de l’œuvre monumentale d’André Robillard à l’entrée du CHD G Daumaizon, le 22 octobre 2013.

Musée des beaux arts d’Orléans Jeudi 24 octobre 2013 : Auditorium, 15 h : Projection en avant-première du film « André Robillard, en chemin » réalisé par Henri-François Imbert, 78 minutes, 2013. Suivie d’un débat avec l’artiste et le cinéaste. Gratuit dans la limite des places disponibles 17 h : Inauguration de l’exposition   Samedi 26 octobre 2013 : Auditorium, 18 h : Rencontre en musique avec André Robillard et Alain Moreau Gratuit dans la limite des places disponibles   Samedi 2 et dimanche 3 novembre 2013 : Auditorium, 15h 30 : Théâtre-concert « Changer la vie » de la compagnie des Endimanchés avec André Robillard et Alexis Forestier. Gratuit dans la limite des places disponibles

Fleury-les-Aubrais, Centre hospitalier départemental Daumezon Mardi 22 octobre 2013 Parc de l’hôpital, 11 h 30 Inauguration de l’œuvre monumentale d’André Robillard   Orléans, Les Turbulences - Frac Centre Samedi 16 novembre 2013

Carte blanche au CHD Daumezon autour de l’œuvre d’André Robillard Le FRAC Centre et le CHD Daumezon Le FRAC Centre et le CHD Daumezon collaborent avec succès depuis de nombreuses années, notamment au travers d’un programme de résidence artistique.
En 2013, ce partenariat sera marqué par l’inauguration d’une œuvre monumentale d’André Robillard au CHD Daumezon, qui entrera ensuite dans la collection du FRAC Centre. Carte blanche au CHD Daumezon Le samedi 16 novembre, le FRAC Centre invitera le CHD Daumezon pour une après-midi exceptionnelle autour de la personne d’André Robillard et, plus largement, de l’art brut.
Cette après-midi s’articulera autour d’une présentation d’André Robillard et d’une présentation du processus de conception de l’œuvre monumentale, ainsi que d’un moment de convivialité en présence de l’artiste. Déroulé (sous réserve) 14h00 : 1 mois / 1 œuvre (rendez-vous mensuel)
14h30 : Présentation de l’œuvre de Robillard et de l’Art brut Mme Savine Faupin, Conservatrice en chef en charge de l’art brut, LAM 15h30 : Présentation de l’œuvre monumentale
M. Jean Delaunay et Mme Mady Andreani, CHD Daumezon En présence de M. André Robillard A confirmer : projections du reportage photo sur la construction de l’œuvre 16h : Rdv du week-end
16h30 : Atelier FRACassant, en collaboration avec CHD Art production 16h30 : Projection d’un ou plusieurs films consacrés à A. Robillard Olivet, bibliothèque municipale Samedi 11 janvier 2014, 11 h Gratuit, réservation conseillée au 02 38 25 06 16 Conversation et projection avec André Robillard et Christian Jamet auteur de « André Robillard, l’art brut pour tuer la misère »  


École pratique des hautes études Mention Sciences religieuses et systèmes de pensée

Soutenance de thèse d’Elena Prosvetina

« Nous aussi sommes créateurs ». Variations russes sur quelques « autres » de l’art (XXe-XXIe siècles)

- Jury : Giordana Charuty (dr. de thèse), Michèle Coquet, Philippe Dagen, Daniel Fabre, Irina Sirotkina Le samedi 15 décembre à 9h30. EPHE, Bâtiment Le France, salle 114 190, Avenue de France, Paris 13e La soutenance sera suivie d’un pot amical. ***

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Cette thèse a pour point de départ une enquête ethnographique dans divers espaces culturels qui s’emploient à identifier, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, des figures singulières de créateurs. A la tentative, finalement vouée à l’échec, de transférer à Moscou une institution de collection et d’exposition d’ « art brut », à la manière de Jean Dubuffet, s’oppose l’ampleur d’un mouvement inverse de réhabilitation sociale qui entend s’effectuer aux moyens de « l’art ». En reconstruisant les parcours des acteurs de ces diverses formes de réparation, individuelle ou collective, ce sont des trajectoires biographiques de la dernière génération soviétique, se réclamant de la figure de l’artiste « non conformiste », qui sont mises au jour. Cette ethnographie, située au départ dans le contexte historique de la perestroika et des perplexités de la Russie post-soviétique, conduit à ressusciter la mémoire de l’une des formes qu’a prise l’extraordinaire attente que les premières années de la Révolution soviétique ont placée dans l’art, pour faire advenir un homme nouveau. Les questionnements, en Europe occidentale, sur l’origine de l’art à travers la catégorie d’ « art des fous » ou sur l’universalité de la pulsion expressive à travers l’ « activité plastique » des malades mentaux, sont, dans la Russie des années 1920, pris en charge par la toute nouvelle Académie des Sciences artistiques où psychiatres, psychanalystes, psychologues, historiens de l’art, philosophes et artistes d’avant-garde interrogent les conditions psychologiques et sociales de l’activité créatrice. Cette remontée au temps des « utopies radieuses » est nécessaire pour comprendre les transferts culturels du présent, pour mesurer leur ambivalence à l’égard de ce passé, et pour mieux comprendre les enjeux qui président aujourd’hui, entre Paris et Moscou, à l’identification de créateurs singuliers.


http://life.pravda.com.ua/person/2012/08/3/108888/

À l’hôpital Pavlov de Kiev

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Ksénia Bogemskaia avec André Robillard à Orléans

Jeudi 27 octobre 2011, notre ami André Robillard a fêté ses 80 ans au LAM, Musée d’Art Contemporain de Villeneuve d’Ascq. De nombreux membres de l’Aracine étaient présents dont un fervent et merveilleux collectionneur Michel Ray. Dom de Miscault

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Dans la série FARCES et ATTRAPES

Quand Un Christ en Croix de Bronzino

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Le Bronzino

découvert à Nice côtoie une dérisoire crucifixion du dénommé Dominique le Tricoteur Dominique le tricoteuralias le fricoteur ! Quand cet étrange auteur donnera-t-il sa véritable identité ?

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Une collection "Arts : thérapie" aux éditions de L’Harmattan avec Henri SAIGRE

J’ai le plaisir de vous présenter la collection « Art et thérapie » lancée par les éditions de L’Harmattan, et dont la charge m’a été confiée.

Cette nouvelle collection veut contribuer au large débat qui traverse les différentes orientations de l’art-thérapie. Elle s’intéresse, sans dogmatisme, à son histoire ainsi qu’à l’expression des fondamentaux de ses différentes écoles de pensée, à l’écoute des pratiques singulières, à la relation des colloques et des congrès où se brassent les idées, à leur dimension sociopolitique. Elle souhaite également, en publiant des monographies, continuer à questionner les rapports entre l’art et la folie.

Deux ouvrages viennent de paraître :
-  FERTIER A., Musicothérapie, Fantasmes et réalités.

-  MAT, ouvrage collectif, Manuel d’art transformationnel.

Plusieurs ouvrages sont en préparation pour 2012, dont notamment le très attendu « Les Bâtisseurs de l’Art-Thérapie », ouvrage collectif, sous la direction de J.L.Sudres.

Vous pouvez considérer que cette collection (une des toute première en France de cette nature) nous offre un formidable outil pour l’expression et le développement des idées de tous ceux qui « font » contre vents et marées l’art-thérapie.

C’est pourquoi je veux être très attentif à l’écoute de vos projets d’écritures, ainsi que de ceux de vos amis auprès desquels je vous demande de faire circuler l’information.

Je ne doute pas que vous aurez également le souci de faire largement connaître cette collection, et que chacun de nous saura utiliser ce vent harmattanesque pour que vogue en haute mer la galère de l’art-thérapiesque. Vous pouvez me joindre sur : hsaigre yahoo.fr Bien cordialement, Henri Saigre.


Chers amis,

J’ai la tristesse de vous faire part du décès de notre ami Francis Berezné, qui avait récemment adhéré à L’Aracine.

Je vous laisse lire ci-dessous le bel hommage que vient de lui rendre Jean Fournié et que j’ai copié sur le blog Le silence qui parle ( http://lesilencequiparle.unblog.fr/ ).

Et aussi deux liens pour retrouver ses mots.

http://www.revue-chimeres.fr/drupal_chimeres/?q=taxonomy/term/349 http://www.zonesdattraction.org/spip.php?article46

Pour Francis Berezné / Jean Fournié Publié 5 novembre 2010 dans Agora 0 Commentaires J’ai rencontré Francis dans les années 1964, 65 à Paris. Depuis lors, à travers les vicissitudes de nos vies respectives, nous n’avons pratiquement jamais cessé de nous voir, entretenant un compagnonnage, une complicité intellectuelle et affective qui ne s’est jamais démentie. On peut dire que nous étions témoins l’un de l’autre. A l’époque où nous sommes rencontrés, Francis était engagé dans une activité militante visant à modifier les lignes de force, comme on dit aujourd’hui, au sein de la société. Très vite, je devais le rejoindre dans cette activité exaltante mais passablement incertaine, voire improbable, que constitue l’engagement politique visant non seulement à transformer la monde, mais aussi et peut être surtout, à changer la vie, nos vies. Mais bien vite, Francis devait se détourner de l’action politique pour se donner corps et âme à ce qui allait constituer le fil d’Ariane, le centre de gravité de sa vie d’Homme : la peinture.

Il y avait là quelque chose de la vocation, un appel. Je me souviens de l’époque où, alors qu’il venait à peine de quitter l’organisation où nous militions et où il s’était engagé sans réserve, comme dans tout ce qu’il entreprenait. Il m’expliquait alors que l’action politique, le militantisme, n’était décidément pas sa voie. Ce n’était pas pour lui, Il n’était pas fait pour ça, alors même qu’il était considéré par les camarades et les responsables politiques de la petite organisation à laquelle nous appartenions comme un élément particulièrement brillant, “prometteur”, comme on disait alors, par son intelligence aiguë, sa culture, son dévouement, son abnégation. Mais la politique n’était pas son affaire. Son affaire, c’était la peinture.

Francis était peintre, sculpteur, écrivain. Mais c’est sans doute la peinture qui l’habitait le plus. Il avait commencé, très jeune, à s’initier à la pratique artistique en participant à des ateliers d’art plastique aux Arts décoratifs. Il était ensuite devenu l’assistant de son maître d’atelier puis, quelque temps après, avait enseigné aux Beaux Arts. Plus tard, outre des travaux d’orfèvrerie et la création de bijoux dans l’atelier de son oncle, rue Cadet, où il avait trouvé refuge et pour lequel il avait une tendresse particulière, il devait réaliser des cheminées, plus généralement des aménagements intérieurs en pratiquant l’art du modelage au plâtre qu’il maîtrisait parfaitement, soit sur des murs, soit en créant du mobilier : tables, canapés, banquettes, étagères de cuisine. Des formes toujours très épurées, aériennes, faites de pleins et de déliés, toujours d’un blanc immaculé. C’est ainsi qu’il avait, par exemple, en partie reconfiguré et remodelé l’appartement de Jeanne Moreau.

En ce qui concerne la peinture, Francis manifestait une forme d’exigence qui lui interdisait de se plier à la mercantilisation et à la concurrence toujours plus effrénée du marché de l’art, ainsi qu’aux vicissitudes et aux rapports de force qui caractérisent le monde des galeries. D’une manière générale, je crois que Francis a toujours manifesté une grande répugnance à se trouver inclus – en dehors de la brève parenthèse du militantisme – qu’il s’agisse d’un groupe, d’un parti, d’une école ou dans la société. L’appartenance n’était pas son fort.

C’était un outsider ; il détestait les chapelles. Peut-être aussi avait-il peur de dépasser le simple stade de la création pour s’exposer de manière plus frontale au jugement du public. Il organisait néanmoins régulièrement des expositions, le plus souvent chez des amis, qu’il avait nombreux, ou dans des lieux alternatifs, ce qui lui permettait de boucler des fins de mois toujours hautement acrobatiques. Francis avait une économie de moine bénédictin, pour autant que ces derniers soient vraiment économes. Les quelques sous qu’il récoltait étaient pour l’essentiel consacrés à l’achat de toiles, de châssis, plus récemment à l’aménagement de sa maison D’Annoville et de son atelier, auxquels il tenait tant.

Francis avait une vaste culture, littéraire, picturale, cinématographique. Il s’intéressait particulièrement à l’Art brut avec lequel il entretenait une sorte de compagnonnage contrasté, fait à la fois de distance et de fascination. Le Dit du brut, l’un des livres qu’il a écrit, retrace cette expérience. Il s’était plusieurs fois rendu à Lausanne, au musée de l’Art brut, pour redécouvrir l’œuvre d’artistes du “genre” qu’il connaissait et admirait : Adolf Wölfli, Gaston Chaissac, Aloïse…Il avait récemment adhéré - mais toujours sur la pointe des pieds - à l’association l’Aracine, destinée à faire connaître et à promouvoir les œuvres attachées ou rattachées à l’Art brut, association à l’origine de la création récente du musée d’Art brut de Villeneuve d’Ascq.

En dehors de son travail pictural, Francis écrivait. Il a publié quatre ouvrages à La Chambre d’écho , dans lesquels il retrace, pour une bonne part, son expérience de la folie, sa vie erratique et vagabonde – titre de l’un de ses livres - de SDF, logeant pour un temps sous les ponts, à Joinville le Pont, précisément. Littérature de témoignage, au départ, manière d’exorciser l’horreur de l’univers carcéral dans lequel on l’avait relégué pendant de trop longues et terribles années, son écriture était devenue au fil du temps de plus en plus maîtrisée, fluide, épurée, proprement “littéraire”. Il avait en route un nouveau livre et je crois que le travail d’écriture le mobilisait de plus en plus.

Francis s’intéressait aussi beaucoup au cinéma. Au cours de ces dernières années, il était passé à la réalisation. Des petits films, à budget plus que serré, réalisés avec l’aide de quelques amis, où il se mettait lui-même en scène. Ces derniers mois, il travaillait au montage de son dernier film : les Amours impossibles.

Sujet depuis le milieu des années 70 à de profondes crises d’angoisse, Francis avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, d’abord à la clinique de Laborde, puis, dans des conditions effroyables, à des années lumières de ce qui se passait à Laborde, à l’hôpital psychiatrique de Perray-Vaucluse, où il est resté trois très longues années, coupé du monde, sans aucunes visites, comme retranché des vivants. L’ayant longuement et vainement cherché, dans l’impossibilité de le retrouver, c’est le seul moment de notre longue amitié où la parole nous a été proscrite. Nous avions perdu le contact.

Lorsque nous avons enfin pu nous retrouver, Francis était méconnaissable. Il avait pris vingt bons kilos, était bourré de médicaments, ne parlait plus, était incapable de franchir une porte…

Je crois qu’il a gardé de cette expérience terrifiante, véritable expérience des limites, en milieu fermé, dans les pires conditions asilaires, en même temps qu’un regard désabusé sur le monde, une forme de bonté et de sagesse, une gentillesse bonhomme qui s’exprimait dans son regard et qu’il savait transmettre à ses amis. Cette “connaissance de l’enfer”, selon l’expression de l’écrivain psychiatre portugais Antonio Lobo Antunes, Francis avait peu à peu réussi à s’en distancer, sans pour autant jamais arriver complètement à s’en libérer. Francis était un rescapé. Comme les anciens déportés, ses nuits étaient ponctuées de cauchemars, il était poursuivi par des infirmiers, ou pire encore. La peur n’était jamais loin. Ses démons ou plutôt sa souffrance venaient régulièrement le rattraper, même s’il avait appris, au fil du temps, à les apprivoiser, les tenir à distance, demander de l’aide à ses amis à chaque fois qu’il en était besoin. Soutenu par quelques uns d’entre eux, il avait ainsi peu à peu réussi à se reconstruire - quel terme abominable ! - à retrouver une sociabilité qui le faisait aimer par les gens qu’il rencontrait. Il avait aussi le courage rare de pouvoir parler de toute cette période et plus généralement de ce qu’il appelait sa folie avec les gens dont il se sentait proche, sans aucune acrimonie ni ressentiment, mais comme avec détachement et avec une forme d’humour qui, au regard des situations dramatiques qu’il décrivait, faisait froid dans le dos.

Francis était juif. Ses grands parents étaient arrivés en France au début du siècle dernier, fuyant les pogroms en Russie. C’est peut être de là – et d’eux - qu’il tenait cet humour à la fois joyeux et désenchanté dont il avait le secret.

Ces derniers temps, lorsque nous nous rencontrions, Francis paraissait - ou en tout cas m’apparaissait à moi - relativement apaisé, serein, comme réconcilié avec lui même. Il affichait souvent une égalité d’humeur et une apparente jovialité que je me surprenais parfois à lui envier. Il semblait enfin avoir trouvé à Annoville une forme de paix et de tranquillité qui lui convenait. Après tant d’années de souffrances et d’errance, il disposait enfin d’un lieu à lui, un lieu pour travailler, aussi modeste soit-il, et avait peu à peu à peu réussi à tisser des liens amicaux avec les gens du voisinage. Il était curieux des autres, aimait au fond profondément les gens – et leurs histoires. Francis aimait la nature, les paysages, “paysages-visages” – disait-il, les feuilles avec lesquelles il faisait des herbiers, les galets…

...Il adorait faire de longues promenades seul, le long des langues de mer qui bordent la région et qu’il avait coutume de prendre en photo. Il participait, à sa manière, à la vie de la commune en animant, pendant un temps, des ateliers d’art plastique auprès des enfants du village. Il participait par ailleurs à un groupe de travail autour de la revue Chimères à laquelle il collaborait, et se rendait régulièrement à la clinique de Laborde qui restait pour lui un pôle de référence – il manque ici la place pour parler plus avant du rapport de Francis à la clinique de Laborde - à l’antipode de son expérience terrifiante à Perray-Vaucluse, et où médecins et malades, avec lesquels il animait ces derniers mois un atelier de bandes dessinées, avaient appris à l’apprécier.

Cependant, la solitude lui pesait. C’est peu dire. Il est toujours difficile de parler de la solitude de l’autre. “Le désespoir n’a pas d’ailes”, comme disait Breton, avec qui nous avions fait nos premiers pas en surréalisme. Il faisait de fréquents aller-retour à Paris, qui restait “sa” ville, et où il disposait d’un plus grand éventail de possibilités d’échanges intellectuels et d’un réseau toujours plus large d’amitiés.

Je me souviens d’une série d’autoportraits où Francis se représentait en train de faire un pied de nez. Ces pieds de nez étaient bien dans sa manière, à la fois malicieuse et généreuse, espiègle, une invite à la connivence, au partage, en même temps qu’une interpellation : “Et toi…alors… Quoi ?” – Une question peut être trop souvent restée sans réponse, manière déjà aussi, peut être, de tirer sa révérence.

Je crois qu’il faut considérer son geste ultime comme un acte de liberté, de souveraineté, un dernier pied de nez à un monde dont il savait trop qu’il ne tournait décidément pas rond et avec lequel il n’avait jamais vraiment réussi à pactiser. Je veux ici rendre grâce à Francis, mon ami, pour tout ce qu’il m’a apporté au cours de ces quarante cinq années de vies entrecroisées. La mienne, désormais, ne sera plus la même. Salut, Francis !

Jean Fournié

novembre 2010


Ksénia Bogemskaia nous a quitté fin septembre 2010. C’était une vraie apparatchik, mais pas seulement. C’était pour la Russie, une merveilleuse collectionneuse doublée d’une femme d’affaire avec de la classe et du cœur. Elle était fatiguée et lasse, elle ne savait pas qu’un cancer couvait depuis 10 ans ! Ce dernier a été découvert en septembre ! Elle avait repris depuis un an un travail de fond et au plus haut niveau au Musée Pouchkine de Moscou. La Russie perd une vraie intellectuelle et une vraie spécialiste en matière artistique.

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moscou 30 mai 2006

Je l’ai bien connue, elle a habité chez moi, je lui ai fait rencontré un certain nombre de nos soi disant personnalités de l’art brut ! Elle n’était pas dupe et moi non plus ! Dom de Miscault

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juillet 2008
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juillet 2008 Ksénia Bogemskaia

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mars 2006 devant l’immeuble de V. Romanenkov
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chez Romanenkov mars 2006

Chez Romanenkov en 2006

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DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : LA NEIGE EST TOMBÉE AU NORD DU VIETNAM DEPUIS UNE SEMAINE À : domini8 février 2016 à 13:58 : DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : LA NEIGE EST TOMBÉE AU NORD DU VIETNAM DEPUIS UNE SEMAINE MAUVAIS PRÉSAGE POUR LE RÉGIME ?

PDF - 8 Mo
Platform Juin 2017
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Platform Juin 2017

Documents joints

Notes

[1] Érudit et célèbre évêque Caodaï

[2] Un livre des moines Bouddhistes dans le Viêt Nam d’autrefois, 2005-Professeur Philippe Langlet et Dominique de Miscault- page 92 – « murmures aujourd’hui »2014